J'ai adhéré au réseau féminin Pouvoir d'Entreprendre. Voici pourquoi — et comment ce choix rejoint ma passion pour les voyages de groupe à Marrakech.
L'isolement de l'entrepreneuse : un sujet dont on parle trop peu
Je suis guide à Marrakech depuis dix ans. J'accueille des groupes, je crée des expériences, je tisse des liens entre des gens qui ne se connaissaient pas le matin et qui dînent ensemble le soir. Mais dans mon quotidien d'entrepreneuse, j'ai longtemps fonctionné seule. Pas par choix — par habitude. Et un jour, j'ai réalisé que cette solitude me coûtait cher : en énergie, en inspiration, en opportunités ratées.
C'est ce constat qui m'a poussée à chercher activement un réseau professionnel féminin. Pas un annuaire en ligne, pas un groupe Facebook silencieux — un espace vivant, où les femmes s'entraident vraiment.
Pourquoi "Pouvoir d'Entreprendre" m'a convaincue
J'ai découvert Pouvoir d'Entreprendre, le réseau fondé par Sandrine Berthier, et quelque chose a résonné immédiatement. Le principe est simple et sincère : créer des espaces de réseautage féminin, en présentiel et en ligne, dans un esprit d'entraide où personne n'est laissée de côté. Le réseau est présent dans plus de 60 villes en France, dont Marseille où j'ai des contacts proches.
Ce qui m'a touchée, c'est l'esprit "on n'exclut personne". Dans certains réseaux, on sent vite les hiérarchies implicites, les cercles fermés. Ici, l'intention est clairement différente : chaque membre est accueillie, que vous démarriez tout juste ou que vous ayez vingt ans d'expérience. C'est cette générosité de fond qui m'a donné envie d'adhérer.
Ce que le réseautage féminin change concrètement
Depuis que j'ai rejoint le réseau, j'observe des choses simples mais précieuses. Une question posée dans le groupe reçoit plusieurs réponses en quelques heures. Une recommandation sincère vaut mieux que n'importe quelle publicité. Et surtout, le fait de se retrouver entre femmes qui comprennent les défis du quotidien — la gestion d'une activité, les hauts et les bas, la charge mentale de l'entrepreneuse — crée une qualité d'échange que je ne retrouve pas ailleurs.
Le réseautage féminin, c'est aussi une façon de normaliser l'ambition. De dire qu'on peut vouloir développer son activité, chercher des partenaires, se former, voyager pour son business — et que c'est non seulement acceptable, mais encouragé.
La recommandation, moteur invisible de nos activités
Dans mon métier de guide, j'ai construit 80 % de mon activité à la recommandation. Un client satisfait en parle à ses amis, ses collègues, son comité d'entreprise. Un réseau comme Pouvoir d'Entreprendre fonctionne exactement sur ce principe : les membres se recommandent mutuellement, pas par obligation, mais parce qu'elles se font confiance.
C'est un modèle que je comprends dans mes tripes. Et c'est l'une des raisons pour lesquelles j'avais envie d'appartenir à une communauté qui partage cette valeur fondamentale.
Et si votre réseau s'offrait une aventure à Marrakech ?
En rejoignant Pouvoir d'Entreprendre, j'ai aussi réalisé quelque chose : je peux apporter quelque chose d'unique à ces femmes et à ces réseaux. Je connais Marrakech comme ma poche. J'organise des circuits groupés privatisables pensés pour les associations, les comités d'entreprise et — justement — les réseaux professionnels.
L'idée est simple : les membres d'un réseau réservent chacune leur place, à leur rythme, et on part ensemble vivre une expérience inoubliable. Au programme selon les groupes : un coucher de soleil en vol en montgolfière au-dessus de la palmeraie, une soirée street food by night dans la médina, une session quad dans le désert d'Agafay, un moment de détente au hammam… ou une combinaison sur mesure selon l'énergie du groupe.
Ces voyages créent des liens que les réunions Zoom ne peuvent pas remplacer. Partager un repas sur une terrasse à la Médina, rire ensemble dans les souks, se retrouver sous les étoiles du désert — c'est là que les vraies collaborations naissent.
Pour les CE et les associations : le format qui marche
Je travaille aussi beaucoup avec des comités d'entreprise et des associations de femmes. Ce que j'ai appris au fil des années : les groupes qui repartent le plus soudés sont ceux qui ont vécu quelque chose d'inhabituel ensemble. Pas forcément luxueux — authentique. Une balade en 2CV dans les ruelles de la médina fait plus pour la cohésion d'un groupe qu'une salle de conférence climatisée.
Si vous êtes responsable d'un CE, présidente d'une association ou organisatrice au sein d'un réseau féminin, je serais ravie d'échanger avec vous sur ce que l'on peut construire ensemble.
Rejoindre un réseau, c'est aussi oser demander
Ce que j'emporte de ces premières semaines dans Pouvoir d'Entreprendre, c'est une permission simple : celle de demander de l'aide, de partager ce qu'on fait, de proposer ce qu'on sait faire. Je guide des groupes à Marrakech depuis dix ans, mais c'est en entrant dans un réseau que j'ai vraiment commencé à en parler sans retenue. Et ça, c'est déjà une petite victoire.
